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« Personne ne s’y trompe. On n’entre pas en garde à vue comme on entre, léger, dans une salle de cinéma ou dans un salon de coiffure. (…) 800 000 gardes à vue chaque année, soit 2 200 par jour. 710 000 personnes en ressortent libres… après avoir passé un mauvais moment, parfois pire. Le délit reproché doit pouvoir être puni d’une peine d’emprisonnement. Faut-il constater que le simple fait de manifester le devient parfois ? »
Ces mots introduisent notre publication Petit manuel de savoir vivre en garde à vue (*) aux éditions Prendre langue, qui entend faire connaître les garanties de toute personne gardée à vue. Or, celles-ci sont nombreuses ces derniers temps.
Des jeunes manifestent, depuis plus d’un mois, pour demander une réforme des rythmes scolaires et un accroissement des moyens alloués au système éducatif. Ils sont rejoints, ces dernières semaines, par des citoyen·nes solidaires et le mouvement des Gilets jaunes qui luttent « contre la vie chère ». Le ministère de la Justice rapporte, le 5 octobre, le placement de 5 060 personnes en garde à vue. Parmi elles, plus de 4 400 enfants.
Quatre membres du conseil de l’Ordre du barreau de Seine-Saint-Denis se rendent, le 21 octobre, au dépôt du tribunal judiciaire de Bobigny pour constater la façon dont les mineur·es sont pris·es en charge. Ils rapportent des conditions « indignes » : absence de matelas (10 pour 86 personnes), accès inégal aux toilettes, froid, saleté. Deux jeunes dorment dans 6m2. Une petite bouteille en plastique remplie d’urine est présente en cellule à l’arrivée de l’un d’entre eux.
Des garanties s’appliquent pourtant à toute personne gardée à vue : accès à un·e avocat·e, à un médecin, droit de se taire… L’information que Concertina contribue à faire connaître est d’intérêt général. Et malheureusement urgent.
— Clara Grisot, déléguée générale.
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Concertina tenait, samedi 3 octobre, son Assemblée générale extraordinaire à l’école de Beauvallon (Dieulefit).
Bernard Bolze, fondateur et président sortant, a rappelé les origines de Concertina et retracé son implication autour de cette initiative. Cette étape majeure a permis un important renouvellement des membres du conseil d’administration de l’association. Les adhérent·es ont élu les nouveaux membres suivants :
– Laure Abramowitch, avocate en droit pénal de l’environnement
– Carole Berrih, consultante en droits humains
– Claude Costechareyre, journaliste et animateur
– Hélène Noguès-Brunet, cheffe de projet informatique et autrice
– Cédric Obrecht, doctorant en droit public et membre de l’association Albin
– Catherine Paulet, médecin-psychiatre ayant exercé en prison, experte auprès du CPT et du SPT, impliquée auprès de l’ASPMP
– Philippe Pottier, ancien directeur de l’École nationale d’administration pénitentiaire
Frédéric Le Marcis et Hélène Noguès-Brunet sont élu·es à la co-présidence de l’association.
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Les nouveaux membres du conseil d’administration, ainsi que Bernard Bolze (président sortant) et Clara Grisot (déléguée générale) De gauche à droite : Lou Mirallès, Laure Abramowitch, Cédric Obrecht, Geneviève Anstett, Catherine Paulet, Vincent Delbos, Frédéric Le Marcis, Clara Grisot, Hélène Noguès-Brunet, Bernard Bolze, Claude Costechareyre, Cathie Berthelot.
Parmi les personnes élues et non présentes sur la photo : Carole Berrih, Carole Guillerm, Gilberte Hugouvieux, Philippe Pottier.
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Vers 2027 !
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En amont de l’assemblée générale extraordinaire, Bernard Bolze et Clara Grisot ont rencontré Patrice Benoit, maire de Dieulefit. Ils saluent l’accueil qui leur a été réservé en vue de la prochaine édition.
Le Dauphiné libéré consacre un article à cet événement. Il est à retrouver en ligne ou sur notre page Linkedin.
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C’était Extra !
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Concertina était partenaire, à Dieulefit, des manifestations entrant dans le cadre de la Semaine d’information autour de la santé mentale (SISM).
Art, addiction et rétablissement. Clara Grisot, déléguée générale, a modéré, le 9 octobre à la Halle, un échange avec l’artiste Clara Wolff, à propos de son parcours artistique et thérapeutique. Celle-ci venait retracer cette double expérience, présenter son abécédaire A comme ADDICT·E et annoncer la sortie d’un deuxième volume.
À l’intérieur. C’est le titre du documentaire de Claire Juge, projeté, le 15 octobre, au cinéma le Labor (Dieulefit). Plus de 70 personnes sont venues assister à cet Extra de Concertina, programmé au sein de la SISM, et à l’échange qui a suivi, modéré par Clara Grisot.
De nombreuses actions étaient organisées par les partenaires de la SISM : exposition à la Curioserie, ateliers d’écriture avec les Mêlées poétiques, bal marionnettique avec Djinn & cie… De riches propositions pour un sujet essentiel.
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Infracteurs ordinaires, grands bandits, militants, activistes ou simples manifestants sont exposé·es à faire l’expérience de la garde à vue. Comment se comporter ? Quelles sont les obligations, les droits et que savoir pour les faire valoir ?
Le Petit manuel de savoir vivre en garde à vue contribue à faire connaître le Code de procédure pénale et les travaux d’organisations qui ont édité des guides sur le sujet. Il est l’un des trois opus de la collection Concertina au sein des éditions Prendre langue. Vous pouvez vous le procurer ici. Commandez-en dix, et distribuez-les autour de vous : au vu de l’actualité, ça peut servir ! Il est également en vente à chaque manifestation publique de Concertina.
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©Alice Pouille pour Prison Insider
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Les prisons sont peuplées de personnes pauvres, défavorisées, issues de minorités religieuses, ethniques… Nombreuses sont celles qui présentent des parcours de vie cabossés, des existences marquées par les addictions et les violences. Prison Insider publie, dans le cadre du projet Archipel dont Concertina est partenaire, trois bandes dessinées inspirées des informations qu’elle collecte. L’organisation met à disposition un kit d’information à destination de toutes et tous. Servez-vous !
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Organiser des Rencontres autour du sujet habituellement tu des enfermements ne va pas de soi. Chaque contribution, modeste ou non, permet d’inscrire les enfermements au cœur du débat public. C’est un petit geste, mais il compte beaucoup.
L’adhésion couvre l’année civile. Elle est à prix libre à partir de 5€. Elle permet de rejoindre le collège des Amis de Concertina et d’avoir le droit de voter à l’assemblée générale.
Adhérer
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Concertina peut compter sur le soutien matériel et financier renouvelé d’un certain nombre d’organisations publiques et privées. Qu’elles en soient chaleureusement remerciées. La diversité des sources de financement garantit l’indépendance des propositions de notre programmation. L’une de ces sources : les soutiens de donatrices et donateurs individuels. Chaque don, petit ou grand, consolide notre modèle. Concertina est une association reconnue d’intérêt général, chaque contribution est déductible à 66% des impôts, si vous en payez. Donner 100 euros à Concertina ne vous en coûtera ainsi que 33.
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Le concertina est un instrument de musique à vent, proche de l’accordéon. Il a donné son nom, avant la Guerre de 14-18, à un fil de fer barbelé en grosses bobines qui peuvent se déployer comme l’instrument. Ce fil est devenu le symbole de l’enfermement.
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