Ces derniers jours à la rédaction des Échos, un débat intense s’est engagé autour du film Hold Up, et de l’opportunité de publier ou pas un article le présentant.

Plutôt que de rester sur une impasse, à savoir départager des points de vue pouvant paraître irréconciliables, on s’est dit que le meilleur compromis serait de vous faire partager nos discussions sur le sujet…

Tout est donc parti d’un projet d’article avec ce lien vers le film Hold Up :

https://freetube.world/hold-up-le-documentaire/

Très vite, les réactions ont fusé. Faut-il publier ? Pas publier ? Ainsi que de nombreuses suggestions de lecture :

 

  • Des articles critiques sur certaines contre-vérités du film, ainsi que sur sa capacité à diviser un même camp contestant les méthodes et les objectifs des pouvoirs en place, camp qui devrait pourtant être uni dans ces temps incertains :
  • Des articles ou documents défendant le film, exprimant notamment le fait que l’accusation de complotisme est le meilleur moyen pour les pouvoirs en place de décrédibiliser la parole de leurs contradicteurs :
  • Enfin, deux conclusions qui semblaient faire unanimité au sein de l’équipe :
  1. Une critique des médias est nécessaire au bien-vivre démocratique, et s’y entraîner est toujours utile, qu’on s’exerce sur des titres de presse et des chaînes TV détenus par des milliardaires, ou sur des petits canards locaux ou militants.
    • Ainsi ce média en ligne est spécialisé dans la critique des médias classiques : https://www.acrimed.org.
    • Il existe aussi cette carte des propriétaires des médias proposée par le Monde diplomatique : https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA
    • Par ailleurs, on peut lire le blog de Samuel Gontier, journaliste de Télérama ici : https://www.telerama.fr/blogs/ma-vie-au-poste . Des fois on y rit, des fois on y pleure, l’exercice est très intéressant en tous cas.
    • Le tout étant, suivant ses affinités, de tenter de recouper et de mettre en perspective toute information.
  1. La seconde conclusion est que la liberté d’expression n’est pas négociable. En ces temps où la démocratie se désagrège sous nos yeux, l’extrême bi-polarisation des débats (“macronistes” contre “conspirationnistes”, “progressistes” contre “réactionnaires”, “Amish” contre “Start up Nation”, etc.) est un moyen de dénigrer son adversaire politique en anéantissant d’avance toute possibilité de dialogue et d’écoute. Or le dialogue et l’écoute ne sont-ils pas la base d’un système démocratique qui fonctionne, générateur de compromis ?

Ainsi, suite à ce débat (qui n’est toujours pas refermé au sein de la “rédaction” !), les Échos ont décidé de proposer à leurs lecteurs un espace d’expression libre.

Alors à vos claviers ! Envoyez-nous vos réflexions par mail à : contact@les-echos-de-couspeau.fr . Nous les publierons pour faire vivre, à notre humble mesure, le débat démocratique.

Carole pour l’équipe des Échos